Being a black girl in Law School : a series
- Le Monde de La Binocle

- 12 janv. 2023
- 3 min de lecture
*LUMOS*

Being a black girl in law school ? C’est assez épuisant. J’ai passé ces cinq dernières années en fac de droit, et non pas que c’était pas ce que j’avais prévu au préalable, mais ce n’est pas ce que j’avais prévu au préalable.
En fait je pensais sincèrement que j’allais être avocate by now. C’est à dire entrer à l’école d’avocat à 24 ans avec un Master 2 en droit pénal et puis vivre ma vie d’Annalise Keating en grand.
Que nenni, la fille ci n’a pas passé 3 ans de licence comme un humain normalement constitué est censé le faire, kedal, mais cinq. Cinq ans où il lui est arrivée un bon nombre de merde en passant par les redoublements, les crises de paniques et la dépression.
Maintenant, vous devez vous demander, mais QUI t’as envoyé ? QUI t’as forcé à t’inscrire dans cette filière ? Effectivement, je n’ai personne à blâmer à part moi-même.. Ce n’est pas tant le côté théorique de la chose, je ne suis certainement pas le menhir le moins bien orienté du cercle et j’ai de quoi le prouver, c’est principalement le reste. Tout ce qui entoure ce CIRQUE universitaire. Oui j’ai bien dit cirque et non pas cycle, parce que j’ai plus enfilé mes chaussures de clown ces derniers temps que ceux du cirque de Pinder eux-mêmes.
J’ai réalisé comme beaucoup d’étudiants, que les études c’est NUL. C’est tellement nul que j’en ai encore la nausée, j’en ai des frissons et le truc c’est que je ne les ai même pas encore fini.
« Faites ce qui vous passionne, vous verrez c’est incroyable » qu’ils disaient, ouais et la plupart du temps ils ont tendance à oublier de préciser qu’en réalité au bout d’à peine deux semaines d’amphi, la seule chose qui nous retient de donner un bon coup de pieds au cul de notre prétendu passion et de se casser sans se retourner, c’est la bourse. Je ne suis pas boursière. Voilà.
Ça c’est le début de mes griefs à l’encontre de l’université. Maintenant, je vous ai mentionné mon envie d’être avocate en droit pénal, la nouvelle Keating de France et de Navarre ? Oubliez ça tout de suite, je déteste le droit pénal. Je déteste le droit international, je déteste le droit administratif. Je déteste le droit finalement.
Par contre ce qui me botte, c’est l’écriture, la rédaction, la littérature (Qui l’eut cru ? Ma famille, mes amis, Mme Cruzoé ma prof de français de lycée, la vendeuse de boudins de Fort-de-France..).
Je me suis dit que quitte à avoir une licence en Droit privé (YOUHOU A WIN IS A WIN), autant l’allier à ma passion qu’est l’écriture et donc m’orienter vers le droit de la propriété intellectuelle. Bon bref ça commence à ressembler à une lettre de motivation là et personne va m’embaucher si je continue à chouiner autant.

Anyway being a black girl in law school, soit le titre de cette nouvelle série, c’est tout simplement vous rappeler qu’en tant que femme on trime, mais qu’en tant que femme noire on TRIME en majuscule. On souffre. Souvent on a affaire à des fous, des décérébrés du bocal, des individus malsains (salut tait*n).
Les gens en fac de droit pensent être les futurs Michaella Pratt. Certes elle a finit par réussir, mais à quel prix ??
À QUEL PRIX ?
Ils pensent tous sortir tout droit d’une aesthetic stricte où la luminosité est au plus bas, d’un roman d’auteur polonais où l’élève étudie Freud à la pause du midi et Tolstoï entre chaque CM. Où la BU et le café/clope deviennent un abonnement, où ceux qui osent s’entraider sont mal vus, mais où la triche est nécessaire pour survivre.
Ils deviennent les pions d’un jeu socialement piégé que peu peuvent contourner.
Bienvenue en Fac de Droit, bienvenue dans la justice mes futurs petits juristes, préparez-vous, attachez vos ceintures car RIEN de tout ce que vous imaginez n’est réel.
A suivre… (ou pas)
Votre Dévouée La Binocle
Song of the Day : You Never Visit Me - Masego
*NOX*




Commentaires